Nathalie___Guangzhou_0472009_04_11___Guangzhou_117IMG_0465

Prendre un taxi, confirmer notre impression d'hier sur la grande étendue de la ville, rester bloqués dans la circulation, savourer la quiétude du temple des Chen, trois cours, décoration somptueuse, collections d'art populaire, la ville est à mille lieux, les oiseaux le savent bien qui sifflent sans retenue. Reprendre les grandes artères, les ruelles ombragées, jusqu'à un temple, juste le chant des prières, puis jusqu'à une pagode Et partout des vélos, qu'on bénit parce que leur nombre fait se multiplier les rampes d'accès, si utiles pour la poussette, et pour ce spectacle qu'ils nous offrent à l'arrière de leurs carrioles pleines de tout ce qui peut se vendre ou s'échanger, pleines de rien où on s'endort pour une sieste, pour une partie de cartes, où on s'accoupit pour papoter. Les porte-bagages s'habillent d'une planche, deviennent échoppe, mangues, durian, patates douces ou châtaignes grillées, ballots gigantesques, ferraille récupérée. Quelques cartons aussi sur la poussière des trottoirs, étals de fortune pour quelques gants de caoutchouc, une paire de chaussures pour homme. Un vendeur de pièges et de souricières, qui choque sa crécelle de bambou, crie le service rendu. Des moines qui vendent des images pieuses, des éclopés aux abords des temples. La rue, fascinant royaume des petits gains.