Pour_faire_un_montage2

Se lever plus tôt et constater par la fenêtre que le calme du dimanche a fait place aux sifflets des agents de circulation et aux vrombissements des scooters. Ils nous suivront toute la journée. Se rendre au musée du papier Su Ho. Savourer le contraste de cet immeuble étriqué coincé entres d'autres sur une avenue impersonnelle, à l'espace intérieur savamment utilisé, délicieusement mis en valeur. Faire le plein de délicatesse et de matériaux naturels. Participer à un atelier DIY (DoItYourself), mélanger les textures, les couleurs, les impressions de papier pour les relier finalement en un petit livre que les filles sont très fières de pouvoir emporter. Rêver devant l'atelier de fabrication de papier si bien équipé, grandes cuves, séchoir chauffant, à plat. Se dire que si un jour on ne sait plus quoi faire, si un jour on s'ennuie... Quitter ce hâvre après avoir siroter un thé blanc offert par l'animatrice, elle aussi toute de douceur et de grâce. Déjeuner japonais (yesss !). Repérer les bus qui nous emmèneront demain sur la côte nord-est. Se perdre. Se faire aider, et perdre encore ! plusieurs fois par des Taïwanais décidément bien chaleureux. Découvrir à la faveur de ces errances de chouettes tampons encreurs. Prendre le métro pour Danshui. Remarquer la beauté de la montagne, juste là, pas loin. Apprécier bien sûr les aigrettes qui viennent aimablement dîner à portée d'objectif, et l'embouchure du fleuve qui rend le Pacifique tout proche, mais ne guère goûter les charmes de cette petite ville portuaire. Trop de boutiques à touristes, de jeux de fêtes foraines, et de brochettes grassouillettes.