2010_Bali4

Quitter Candidasa en direction d'Ubud. Se demander à quoi va ressembler ce que tout le monde présente comme la deuxième destination touristique de Bali, et le coeur culturel de l'île. Ouvrir grand les yeux sur tout ce que l'on découvre sur le bord des routes quand on voyage en voiture. Les femmes de pêcheurs qui vendent la récolte du jour de leurs maris sur un seau et une planche au bord de la route, des bananes, des monceaux de noix de coco, partout, des fraîches, des vides, des transformées. S'étonner du nombre de paniers de coqs de combat, un vrai sport national. Se familiariser avec l'architecture des maisons balinaises, les matériaux, l'organisation de l'espace. Noter la présence d'un autel domestique, enclos, dans un coin du jardin ou sur les toits-terrasse quand le parcellaire est trop étroit. S'interroger sur ces grands préaux surélévés qui semblent être des lieux de rassemblement communautaire dans les villages. Regarder flotter dans le ciel bleu les penjar, ces grandes perches en bambou et feuilles de cocotiers qui décorent le bord des routes. Poser nos bagages dans un enclos familial traditionnel qui abrite les familles élargies. Les bâtiments vides sont loués aux touristes de passage. Bénéficier à nouveau d'une terrasse au milieu d'un jardin. Partir explorer les rues. Déjeuner dans un restaurant bio d'un nasi goreng et de cookies délicieux (Juice Ja Café, sur JL Dewi Sita). Flâner dans les boutiques. S'étonner de le nombre et de leur variété, depuis la boutique de souvenirs toc, jusqu'à l'atelier de créateur. Tout cela ressemble à une Mecque du shopping. Une Mecque hippie-chic. Il y a même des poubelles spécifiques pour tout ce qui est bio. Constater qu'on ne voit plus de paniers de coqs dans les rues. Alors, Ubud, est-ce toujours Bali ?