Bangkok3

Comprendre à peine levés qu'aujourd'hui non plus nous n'aurons pas froid ! Prendre la direction du Grand Palais. Pénétrer dans cet enclos du pouvoir et de la religion, nickel chrome, à l'horizon ponctué de toits à l'européenne aussi bien que de proéminences des chédis. Commencer par le Wat Phra Kaew, sans aucun doute le temple le plus célèbre de Bangkok, mais se faire happer dès l'entrée par la splendeur des fresques qui ornent tout le pourtour de l'enceinte religieuse. Le Ramayana est dépeint ici avec une finesse et une précision plus grande encore qu'à Phnom Penh, les scènes de guerre de Rama contre le roi de Longka côtoient celles de la vie quotidienne, amoureux cachés dans des fourrés, thé siroté au bord de la rivière, musiciens et enfants, femme qui balaie devant sa porte, et, par endroits, petites touches naturalistes, faune des bois ou des océans. Passer beaucoup de temps à détailler ces merveilles. Jouer à "qui verra en premier" avec les filles. Les restaurateurs sont à l'oeuvre, tout est repeint avec minutie, y compris les impressionnants géants gardiens du lieu. Se déchausser finalement pour aller saluer le Bouddha d'émeraude. Noter que nous ne devons pas pointer nos pieds dans sa direction. S'assoir sur les dalles du temple. Le Bouddha  est réalisé en une seule pièce de jade, habillé d'or. Il semble minuscule dans son immense écrin architectural, mais si majestueux, et il fait l'objet d'une ferveur réelle. Traîner encore nos guêtres parmi les bâtiments du palais, tout est très aéré, grandiose, la royauté était bien installée. Retrouver le commun des mortels et ses préoccupations mortelles et aller déguster cuisine thaïe pour nous et frites pour Adèle. Observer par la fenêtre du restaurant la vie sur le marché au dehors, les vendeurs de brochettes, les bananes frites, les noix de coco fraîches. Rejoindre le Wat Pho en zigzagant parmi les étals de vendeurs d'amulettes. Autre temple, autre ambiance, on vient par ici pour l'école de massage, ou pour l'immense Bouddha couché. Etre impresionnés par sa taille, son aspect lisse et doux, le calme que tout cela dégage. Décoller son yeux de son immense silhouette pour savourer la minutie des peintures noir et or sur les murs latéraux. Permettre aux filles de mettre leur obole dans les cent chaudrons qui devraient leur assurer prospérité et sagesse. Reprendre le chemin de l'hotel, bateau puis métro, glacial, qui vaudra à Simon son premier gros rhume. Le laisser se faire couper les cheveux chez ces coiffeurs-minute qui fleurissent en Asie. Pas mal  la coupe ! Sortir du métro sous les huées de figurants. Les entendre revenir en criant "Devine qui on a vu ?! Jean Réno ! "... Traîner dans le quartier à la recherche du "Dosa King", un restau d'Inde du Sud, enfin ! mais à la place a poussé un 7-Eleven. Se rabattre sur une délicieuse pizza, en préparant notre dernière journée, qui sera demie.