Flavigny_sur_Ozerain

Déposer les filles à l'école. Profiter qu'il fait le pont pour partir tous les deux -trois, mais Simon dort déjà dans son siège-auto- visiter la fabrique des petits bonbons blancs qui n'ouvre qu'en semaine, et le matin. Choisir sur la carte les chemins les plus petits, les plus fins. S'aventurer dans cette France décidément rurale, pastorale, forestière. Passer sous des arches de verdure. C'est magnifique, c'est tranquille. Très. Vraiment vraiment très tranquille. Saluer les petits vieux dans les villages. Leurs yeux équarquillés sous les gapettes. Il n'y a guère de passage ici, les blaireaux, les écureuils et les hérissons, sur le bitume, l'ont appris à leurs dépens. Ne pas s'arrêter aux sources de la Seine, malgré l'envie, car les petites routes et les horloges ne font guère bon ménage, et nous craignons d'arriver trop tard pour la visite. Apercevoir le bourg, surplombant la vallée de l'Ozerain. Se garer hors des fortifications, et se glisser dans la queue encore longue devant la fabrique. Il y a foule aujourd'hui, les visites seront raccourcies. Enfiler enfin la charlotte réglementaire, pénétrer dans l'antre bruyant où sont fabriquées les petites douceurs. Tendre l'oreille aux explications, mais ne pas tout comprendre, pourtant la guide est équipée d'un microphone. Réaliser qu'il faudra 15 jours pour que la graine d'anis soit finement enrobée des couches successives de sirop, et tout ce temps de brassages répétés. Simon me regarde sans comprendre. Je peux lire la fatique soudaine qui l'envahit. Mais c'est déjà fini, nous sommes gentiment poussés vers le presque-silence de l'extérieur, vers le musée... et la boutique. Apprécier ce lieu d'histoire, les anis sont fabriqués ici depuis le Moyen-Age sans doute, depuis 1591 c'est sûr. Détailler les chapiteaux du musée lapidaire, puis explorer la crypte mérovingienne. Nous diriger vers la grange où nous avions projeter de déjeuner. Des producteurs locaux ont aménagé là un restaurant. Mais le lieu est complet, 50 touristes allemands ont eu la même envie. Qu'à celà ne tienne, nous mangerons des galettes ! Flâner un peu dans le bourg, terminer par l'église à l'architecture étonnante, avec sa tribune qui fait tout le tour de la nef, et ses belles voûtes gothiques. Regretter de n'avoir pas le temps aujourd'hui de parcourir les 4 km qui nous séparent d'Alésia, mais nous reviendrons. Avec les filles.