la môme poison

du passé simple au présent comme il vient, en France ou à Hong-Kong

06 octobre 2009

Slam

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Sam n'avait pas envie d'aller à cette soirée avec sa mère. Encore moins de rencontrer cette Alicia, ni même de la laisser le prendre de haut comme cette pimbêche s'amusait à le faire. Il n'avait pas non plus envie de tomber sous le charme.

Sam n'avait pas envie, à quinze ans, d'apprendre qu'il allait être père...

Seulement la vie n'est pas toujours comme on l'espère. Sam va avoir tout le loisir de s'en rendre compte. Et de méditer, à sa manière, pragmatique et fuyante, sensée et drôle, sur la perception du temps, la perpétuation des modèles familiaux, l'avenir... Un roman chouette et bien construit, dont la langue et les procédés sont très bien choisis pour donner toute sa justesse à la voix de cet adolescent propulsé dans l'âge adulte. Les personnages d'adultes, de parents qui l'entourent sont aussi réussis, juste ce qu'il faut de bêtise et de clairvoyance. Une lecture agréable.

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07 septembre 2009

Lectures express

J'ai une (chouette) copine qui me prête parfois des livres. Sur la couverture invariablement, son appréciation sur un petit post-it. Concis toujours, alléchant souvent. Elle m'a fait parvenir ces jours-ci un petit colis où on a trouvé, en vrac, un numéro de Elle de cet été, des sardines de la Belle-Iloise, des gaufres au miel-miammiam, des dessins d'une petite artiste de moins de 3 ans et... ces deux romans, estampillés, selon, "très divertissant" et "trèstrèstrès bien !"

Eva Rice, L'amour comme par hasard, Le Livre de Poche, 2009

Londres, 1954. Pénélope vit avec sa mère, belle et jeune veuve désargentée, et son frère cadet Inigo, dans une propriété immense et ruineuse. Malgré l'amour qu'ils se portent, c'est une vie de famille  souvent oppressante, dans le souvenir du père disparu et la peur de l'avenir. Mais lorsque Pénélope fait la connaissance de Charlotte, elle découvre qu'elle peut aussi s'amuser, partager sa passion pour le chanteur Johnnie Ray, se confier à quelqu'un de son âge, et avec les mêmes préoccupations. Avec Harry, elles fréquentent les oisrées chics, et Pénélope fait la rencontre du fascinant Rocky Dakota, un imprésario américain riche... et bien plus âgé qu'elle ! 

Bon, avouons-le, je ne suis pas toujours du même avis que ma copine... Oui, c'est une lecture agréable, oui, on compatit un peu avec ces adolescences qui cherchent leur joie de vivre dans la queue de la comète de la deuxième guerre mondiale, oui, Pénélope et Charlotte sont charmantes, oui, on tremble pour cette demeure ancienne et prestigieuse qu'on sent s'éteindre sous nos yeux de lecteurs (enfin, moi, en tous cas, c'est un sujet qui réveille un côté petite soeur des pauvres...), oui c'est tonique et drôle, mais voilà, quoi, rien de mémorable tout de même !!

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Jean Teulé, Le Montespan, Pocket, 2009

Louis-Henri de Montespan, au temps des mariages convenus, s'est marié sur un coup de foudre, un vrai. Françoise est splendide, sa libido ad hoc, ils aiment le tric-trac tous les deux... C'est l'entente parfaite. Et la bourse vide. Quiconque autre que ce Gascon sanguin et droit aurait donc trouvé avantage à ce que Louis XIV trouve sa femme à son goût. Rentes, titres, prestige auraient été une compensation honorable. Mais Montespan se sent spolié, trahi, outragé. Il rejette l'idée de partager sa bien-aimée. Et le fait savoir, au risque de fâcher le Roi.

J'ai fidèlement fui les cours sur l'Ancien Régime, du temps de la Fac. Je ne peux donc dire quelle degré de véracité il faut apporter à ce récit. J'ai eu le sentiment toutefois que Jean Teulé a pris un malin (et grivois) plaisir à déterrer tous les détails croustillants de la vie quotidienne, de l'hygiène personnelle, des penchants sexuels du Roi, des mesquineries courtisanes, des maladies, des vices, et jusqu'à l'arbitraire politique pour faire le portait d'un homme honnête et... amoureux. Evidemment il y a quelquechose de manichéen dans ce parti-pris, la décadence d'un côté, le chagrin de l'autre. Malgré tout on se prend d'amitié pour ce marquis délaissé, pour ces combats, pour le panache de ses pichenettes, pour son auto-dérision salutaire. On tâche de faire abstraction pour ce goût littéraire pour le sale et le puant, on s'en agace, on s'en amuse aussi parfois, et au bout du compte c'est finalement assez intéressant tout ça. Divertissant ? C'est bien le mot.

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31 août 2009

Le cercle littéraire, etc, etc...

Londres, janvier 1946. Juliet Ashton, écrivain à succès, cherche un sujet pour son prochain roman. Elle reçoit fort à propos une lettre d'un certain Dawsey Adams, habitant de Guernesey. Au cours de leur correspondance, il lui apprend l'existence, depuis l'Occupation allemande de l'île, du cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. L'occasion pour Juliet de se prendre d'affectation pour cette étrange communauté, que lient tout à la fois leurs échanges autour de la lecture, des gâteries échangées après le couvre-feu, l'adorable petite Kit, le souvenir de sa mère Elizabeth, déportée par les Allemands, beaucoup de tendresse et d'humanité aussi... L'occasion bien entendu pour Juliet de trouver matière à une autre récit passionnant.

Allez, je ne vais pas cracher dans la tourte de patates, hein ! C'est vrai, c'est une lecture bigrement agréable, facile, pleine de charme. Ai-je le droit d'avouer que je suis restée un peu sur ma faim (hin ! hin !) Après les critiques dithyrambiques glânées sur la toile, peut-être aurais-je aimé trouver dans ce roman épistolaire un peu plus de... temps ? de pages ? pour m'attacher encore un peu plus à ces personnages prometteurs ? Dawsey, le taiseux, le sage, Isola, la fantasque sympathique, Kit, petit bout de détermination et d'affection, Eben, Eli, Amelia... Pour décrire davantage ce que ces séances "contraintes" de lecture ont apporté aux différents participants ? Pour aimer Guernesey sans avoir l'impression de lire la brochure de l'Office du Tourisme ? Pour ne pas me dire que c'était couru d'avance pour les tourtereaux ?

Voilà, ça doit être ça... en fait je suis déçue que ça soit déjà fini !

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30 juin 2009

Piano mais pas pianissimo

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Hong-Kong, 1952. Claire, fraîchement mariée, arrive d'Angleterre. Martin, son mari, étant très occupé au Service des eaux, elle s'ennuie un peu malgré sa fascination pour cette vie asiatique. Elle se fait embaucher comme professeur de piano pour la fille des Chen, une riche famille chinoise. Elle rencontre Will, le chauffeur de Victor Chen, un Anglais arrivé sur Hong-Kong plus de 10 ans auparavant. Petit à petit, elle comprend que leur liaison évolue dans l'ombre de la passion que Will a entretenue avant la guerre avec Trudy, une Eurasienne pétillante. 

The piano teacher est un livre extrêmement documenté, le fruit de cinq années de lectures et de recherches sur le Hong-Kong des années 40 et 50. Mais dans le genre casse-pieds du tout, au contraire, bien vivant : les codes de société de l'époque, les habitudes, les relations entre les communautés local et western, comme on dirait aujourd'hui, l'insouciance, l'opulence de la vie mondaine d'avant-guerre, la cruauté de l'occupation japonaise, tout y est brillamment décrit, et sonne juste. La narration est assez experte, passant d'une période à l'autre avec beaucoup de finesse, pour tisser une histoire de passion, de trahison. Bien sûr je dis ça, mais il faut le prendre avec des pincettes... Lire en version originale est quelquechose d'assez récent pour moi, et même si je suis assez surprise finalement de comprendre assez bien l'histoire, beaucoup de nuances m'échappent, je présume, les adjectifs de manière sont pléthore, et je ne les maîtrise pas tous, loin de là !! Les personnages sont tous minutieusement dépeints. Claire évidemment avait tout pour faciliter l'identification : première expatriation, coup de coeur pour ce nouveau pays...sauf que je n'ai pas d'amant à Happy Valley ! Trudy bien sûr est si pleine de vie, de ressources, si libre et si égoïste aussi... Will est peut-être celui que j'ai le plus de mal à cerner, amant passionné de Trudy certes mais pourquoi le cacher alors ? ah les hommes ! et si "convalescent", si douloureux avec Claire... Sans parler des autres, qui rendent bien compte du caractère international d'une ville comme Hong-Kong, déjà, il y a cinquante ans. Se lit forte, andante, que sais-je, mais pas pianissimo... 

La version française Le professeur de piano est sortie en mai chez Plon, avec une couverture beaucoup moins belle que dans la version poche anglaise !

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22 juin 2009

L'équilibre du monde

resize L'équilibre du monde, Rohinton Mistry, Livre de Poche, 2005 (parution originale 1995)

"Il y a toujours de l'espoir-pour équilibrer notre désespoir. Sinon, nous serions perdus."

Dans le Bombay des années 1970 à 1980, plusieurs personnages très différents sont amenés à se rencontrer. Dina, la jeune veuve volontaire, qui se lance dans la confection à domicile pour échapper à la pesante tutelle de son frère. Omprakash et Ishvar, deux tanneurs ayant dérogé à leur caste en devenant tailleurs. Maneck, le jeune parsi qui a quitté à regret ses montagnes pour venir étudier à Bombay, Shankar, le mendiant infirme, Rajaram, le débrouillard ramasseur de cheveux... Mistry déroule lentement le fil de leurs vies, réussissant ainsi à en donner un portrait touchant et profondément humain. Mais ce n'est pas le seul attrait du roman. En toile de fonds, mais avec une précision et une diversité stupéfiante, la société indienne est décrite dans ce qu'elle a d'impitoyable. La façon dont les petits sont broyés, malgré leur ingéniosité à trouver moyens de subsitance et projets de survie, par une police corrompue, par des organismes cupides, par les affrontements intercommunautaires, par la violence ou par la désillusion, ne laisse guère de place à l'espoir. L'équilibre est toujours fragile, et pour finir la balance ne penche pas franchement du côté de l'optimisme ! Mais quel brio dans ce récit ! Rohinton Mistry a écrit deux autres romans traduits en français, Un si long voyage, et Une simple affaire de famille. Que j'ai hâte de découvrir...

Merci à nouveau, Audrey, pour ce conseil de lecture qui fait mouche !! 

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13 mai 2009

Ecofood

ecofoodLe guide de l'écofood : tout savoir pour bien se nourrir dans le respect de la planète, Alexis Botaya, Ed. Minerva, mars 2008

Une lecture documentaire passionnante, qui donne plein de pistes pour tenter de concilier le souci de sa santé, la préservation de la biodiversité, le respect la planète... et le plaisir de manger ! A lire absolument, même en travers, même seulement les chapitres qui vous préoccupent, il y a toujours quelques infos à glâner, des pistes pour mieux manger au sens le plus large.

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04 avril 2009

Vieilles lectures... mais quand meme !

Depuis novembre on peut dire que j'ai subi une traversee du desert. Question litterature. Trois mois sans lire de roman, puis de penibles efforts pour rattraper la caravane du plaisir des pages. Quasi pathologique.

Alors voici quand meme, et maintenant que ca va mieux, merci !, un apercu de ce qui m'est passe sous les yeux...

Tout ce que j'aimais, de Siri Hustvedt, Actes Sud, 2003. Un mal fou a rentrer dans ce roman dont on m'avait fait si souvent l'eloge... La vie boheme de ces deux couples d'artistes, leur experience simultanee de la parentalite, le compte-rendu meticuleux des avancees de leurs oeuvres m'ont profondememt ennuye, jusqu'a ce que, interet morbide je l'avoue, le fils de l'un deux meure, et que le caractere insaisissable et pervers de l'autre fils ne donne un tour vaguement inquietant-et palpitant- au recit. Globalement, pas plus emue que ca. Toujours le meme reproche personnel envers la litterature americaine : que de gout pour la psychologie ! que de tours et de detours ! que de longs chapitres sans relief !

Un lieu incertain, Fred Vargas, Viviane Hamy, 2008. Deuxieme roman de cette auteure que je m'etais promise de lire un jour a force de voir les lecteurs se les arracher dans les rayons de la bibliotheque, moi qui ne suis pas tres adepte de litterature policiere. Grand plaisir a retrouver le commissaire (?) Adamsberg, sa finesse psychologique, sa fausse nonchalance, et la fraternite qui le lie a ses co-equipiers. Sanglant et a la limite du fantastique par moments, mais sans le cote parfois un peu racoleur d'un Grange. ca se lit facilement, on a envie d'y croire, finalement je crois que je n'en demandais pas plus !

Se perdre, Annie Ernaux, Gallimard, Folio, 2001 . Une autre auteure que je me devais de lire. Surement pas le bon choix pour un debut... Journal de sa passion pour un diplomate russe. Une passion de chair, presque exclusivement, une annee a ne vivre que de ces moments d'intense plaisir charnel, dans l'attente de rendez-vous, de coups de telephone... Une annee, c'est long, pour le lecteur ! Toutefois je sais que je tenterai de lire autre chose d'elle, tant la necessite de la litterature pour reconsiderer sa vie, l'importance qu'elle accorde a se dire, a ecrire intrigue et touche. Que me conseillez-vous ?

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Des vents contraires

Des vents contrairesOlivier Adam, Des vents contraires, Ed. de l'olivier, 2008

Paul Anderen a decide de vendre leur pavillon en banlieue parisienne, et de retourner a Saint-Malo. La, pres de son frere qui l'a embauche dans son auto-ecole, pres de la mer qui pourrait le laver, il espere fuir tout ce qui lui rappelle qu'il y a un an, sa femme n'est pas rentree le soir apres son travail. Seul avec son fils et sa fille, aneantis sans le dire, il peine a croire que la vie est encore possible, qu'il va parvenir a s'extirper de ce quotidien pesant d'absence, d'attente...

L'adequation entre une ecriture cinglante et rude et le theme du recit, cette disparition inexliquee, qui mine le personnage principal et ses enfants, mais dont tous trois semblent incapables de parler, l'amour d'un pere pour ses enfants qu'il sent sombrer, qu'il tente de rassurer alors que lui meme est devaste, il y a deja matiere a se laisser emporter. Ajoutez a cela une galerie de personnages secondaires tous tres attachants, toujours decales, differents, si humains, l'incapacite de la societe bien pensante a fournir explication ni soutien, et l'omnipresence des paysages, de la mer, du vent, de cette maison grincante et vide, mais qui tient metaphoriquement le coup dans la tempete... Encore un roman tres reussi.

Juste un regret : j'aimerais qu'un jour les editeurs pensent a ajouter les textes ecrits a l'intention du public jeunesse dans la rubrique "du meme auteur", histoire de ne pas oublier que cette litterature-la est aussi importante  pour comprendre une oeuvre !

"...C'etait toujours ainsi que ca finissait, dans l'epuisement humide et tiede du chagrin..."

"...Pour changer, j'etais le paria de service, ca m'a rappele des tas de choses, l'ecole, le boulot, toute ma vie quoi..."

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03 octobre 2008

A l'abri de rien

Du jour au lendemain, Marie, presque sans le décider, se consacre aux réfugiés qui espèrent passer clandestinement la Manche. Négligeant sa famille, ses enfants, son mari, frôlant le pire, basculant dans la folie...

Olivier Adam signe là un très beau roman sur un thème complexe, avec une justesse de ton impressionnante. Pas d'héroïsme vaniteux, ni de mièvrerie, d'idéalisme, ou de trop bonne conscience. Qu'est-ce qui peut bien pousser Marie à se jeter aussi soudainement et aussi pleinement dans cette aventure ? Elle s'ennuie ferme dans son pavillon, dans sa vie si semblable à toutes les autres. Certes. Et Marie souffre, du décès de sa soeur, de sa jeunesse perdue, de cette routine écrasante, de son couple qui ternit... Alors cette sympathie nouvelle pour d'autres destins rugueux, cette effervescence, ce sentiment d'utilité lui redonne un supplément d'âme. Mais on ne se frotte pas à tant de misère et de désillusions sans en pâtir un peu aussi. Pas de concession, pas de caricature (ce mari, le conraire du prince charmant et pourtant toujours son meileur soutien...), c'est un texte très réussi ! Un auteur à découvrir si vous ne connaissiez pas, adulte ou jeunesse peu importe, tout est bon !! 

Merci Audrey c'est un chouette cadeau !

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25 septembre 2008

La vague

vagueLa vague, Todd Strasser, Ed. J.C. Gawsewitch, 2008

Ben Ross est un jeune professeur d'histoire passionné. Il a choisi d'aborder la Seconde Guerre mondiale en montrant à ses élèves de lycée une vidéo des camps de concentration. Comme à chaque fois, la vision de ces corps squelettiques, ces scènes de famine, de torture, ces charniers, rend l'émotion perceptible, dans sa voix, comme dans le silence de ses élèves. Lorsque la lumière se rallume, les questions fusent. Tous les Allemands étaient-ils nazis ? Pourquoi personne n'a empêché cela ? Ben Ross a alors l'idée de mener une expérience pour montrer à ses élèves la fascination qu'on que peuvent exercer certains concepts lorsqu'ils sont judicieusement présentés. Au sein de sa classe, il crée un mouvement qu'il va appeler la vague, un mouvement qui repose sur le slogan 'la force par la discipline", puis "...par la Communauté", et enfin "... par l'Action", quelques postures et un salut commun. Un mouvement qui va bientôt prendre plus d'ampleur que prévu...

Ce texte à l'écriture et la construction simples (donc à l'attrait littéraire bien limité !) est la version romancée d'un événement qui s'est réellement produit en 1969 dans un lycée de Palo Alto, en Californie. Il tente de démontrer que malgré l'enseignement de l'Histoire, malgré les convictions démocratiques, l'embrigadement dans un mouvement totalitaire n'est jamais exclu, quelque soit la forme qu'il peut prendre, et les motivations de ceux qui succombent à ces sirènes. Je reste malgré tout dubitative sur la vraisemblance de la démonstration. Certes ces lycéens sont jeunes, certains mal dans leur peau, mais enfin ces petits bourgeois préservés par la vie et loin de la famine et de l'inflation des années 30 se laissent bien vite séduire... et tout aussi rapidement guider à nouveau vers des cieux moins kaki ! (oui parce que chut, hein, mais à la fin le prof dépassé par sa créature réussit à reprendre la main !). Heureusement il se lit très vite alors si le sujet vous passionne, votre curiosité trouvera de quoi se nourrir. Sinon dites vous que c'est toujours 17€ de même pas perdus ! Publié aux Etats-Unis en 1981, adaptation cinématographique prévue en Allemagne.   

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