11 novembre 2009
Et 10 choses que j'aime beaucoup moins !
*le bruit et la fureur sur Des Voeux Road et Hennessy Road
*les odeurs de solvants et de colle quand on passe devant les chantiers de rénovation, et tout ce qui est jeté à cette occasion mais qui pourrait servir encore si ce n'était pas fracassé automatiquement dans la benne à gravats.
*la certitude de toutes ces bestioles aux abords des chemisn de randonnées, serpents araignées sandflies...brrr !
*le goût de rouille et de salpêtre de l'eau du robinet elle me rappelle chaque jour combien nous sommes des privilégiés en Europe, et comme nous l'oublions si facilement.
*quand l'escalator tombe en panne sur le chemin du retour à la maison : ça muscle les mollets, soit, mais la poussette, c'est quand même lourd !!
*le prix des livres à la librairie française 30 à 50% la valeur d'un livre sous la loi du prix unique... Inutile de vous dire qu'on est un peu en manque !
*d'avoir à prouver que je suis potentiellement quelqu'un de sympa à chaque nouvelle rencontre (quoi, z'êtes pas d'accord ?) et le manque des amis de là-bas avec qui c'est quand même plus facile ;-)
*l'odeur d'urine canine dans les quartiers résidentiels qui devient vraiment forte à chaque remontée du thermomètre. Et l'habitude locale de verser un peu d'eau sur le méfait du chienchien répand plus qu'il ne dilue le problème !
*que les maids des autres me donnent du "M'ame !"
* le prix exorbitant de toute nourriture un peu familière pour nous, que ce soit du bio, des laitages, des produits français... Faire les courses dans les supermarchés pour expats me file parfois un bourdon bien difficile à juguler, je rentre à la maison avec deux malheureux yaourts et du pain de mie... et je n'ai plus qu'à y retourner !
10 novembre 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#10
J'aime me promener dans Kowloon. Dire, comme un snobisme à l'envers, que je vais "Kowloon side". Parce que la péninsule face à l'île de Hong-Kong, n'a pas franchement bonne presse parmi les expats. C'est vrai c'est bruyant, très bruyant, pollué, sale aussi, c'est vrai les climatisateurs évacuent leurs gouttes sur les têtes des passants, c'est vrai il y a plein plein de monde. C'est vrai qu'on en revient vidé à chaque fois. Mais qu'est-ce que j'aime ça, les marchés, les prix avantageux, les objets étranges et inconnus, les tissus en pagaille, les immeubles anciens, les crapauds à l'entrée des restaurants, demandez, choississez ! C'est moins lisse que Central, moins moderne, moins chichis, c'est bête peut-être mais je m'y sens en Asie, pour de bon. Alors je rentre dans les Chungking mansions en pensant à Wong Kar Waï fidèlement, à chaque fois, il y a tourné la scène inaugurale de "Chungking Express", je vais faire quelques emplettes à l'épicerie indienne. Et c'est chouette...

Et en vrac, j'aime aussi : les boîtes à lettres métalliques, les taxis et leurs chauffeurs sympathiques ou bougons, invisibles ou même roublards, les mamies qui se moquent de la tétine d'Adèle, celles qui l'abritent du soleil sous leur pépin, les moules à moon cakes, les restaus bon marché, les vitrines de luxe, seulement les vitrines, la possibilité des îles, les libellules et les papillons, les minibus verts, l'architecture coloniale, les fruist savoureux, les fleurs parfumées, le sens du service, les chouchous décomplexés dans les cheveux des petites filles, les shanghai dumplings... et j'en passe !!
03 novembre 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#9
J'aime les dim sum, ces petites bouchées salées ou sucrées qui accompagnent le thé. Vous connaissez sûrement les raviolis aux crevettes servis dans les restaurants chinois d'Occident, mais le choix est ici plus varié évidemment, et délicieux la plupart du temps. Une spécialité d'origine cantonaise.

03 septembre 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#8
J'aime prendre le ferry pour traverser le Victoria Harbour. Morning Star, Celestial Star..., chacun des 12 bateaux blancs et verts fait référence au nom cette compagnie, Star Ferry, qui existe depuis 1888. J'aime le charme suranné des astucieuses banquettes réversibles, j'aime le bois maintes fois verni, ou repeint, j'aime le costume des mariniers, j'aime le feu vert avant l'embarquement, et surtout j'aime cette vue imprenable, toujours surprenante, son visage changeant et à la fois immuable.
01 juin 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#7
#7-La vie les doigts de pieds à l'air !
Allez, ne soyez pas trop jaloux : dites-vous bien qu'on les mérite quand même un peu car presque deux mois dans l'année, en janvier-février, il fait environ 10-15°C dans les appartements et que le chauffage domestique n'existe pas.
18 mai 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#6
Les emballages de trucs bizarres et qui se mangent
J'aime les emballages où ne comprend rien à ce qui est écrit, réminiscence des pochettes-surprises, faut croire, et j'aime tout particulièrement les graphies exotiques, les couleurs éclatantes, les matières et motifs désuets. J'aime ne pas être bien sûre que ce soit chinois, ou coréen, ou japonais, ou d'ailleurs encore. J'aime l'envie d'essayer quand même, la découverte, la surprise des papilles, le frisson du pire-peut-être. Pour le moment, mon préféré, c'est celui-là : haw flakes, flocons de cénelle, le fruit de l'aubépine d'après mon vieux dico... Fabriqués à Qingdao, dans la province du Shandong, en République Populaire de Chine. Avec "colour and preservatives", c'est vrai, mais un petit goût de baie familier que je n'arrive pas à nommer. Avant d'ouvrir le petit cylindre, je croyais qu'il contiendrait des graines de tournesol. Raté !! Ah ! c'est vrai, j'apprécie aussi beaucoup les kokeshi crackers dans leurs petites robes de plastique... Vous connaissez ? A croquer !
10 choses que j'aime à Hong-Kong#5
La vue du haut du Peak
J'aime monter en haut du Peak, 552m, le point culminant de l'île de Hong-Kong. Funiculaire, bus, taxi, voiture, il y a même des sentiers de randonnées qui permettent d'y monter. L'embarras du choix. Mais peu importe, ce qui compte, c'est le point de vue. Et la sensation de beaucoup mieux comprendre de là-haut, tout ce qui fait Hong-Kong, toutes ses contradictions. L'urbanisation galopante et l'omniprésence de la verdure. Les reliefs des Nouveaux Territoires, et le grand plat des polders. L'architecture créative de Central, le standard des cités nouvelles. La terre ferme et les îles. Les sirènes et le chant des oiseaux. La brume de pollution et les papillons colorés. L'étouffement et le vent du large. Et l'occasion de faire le point sur ce qui reste encore à découvrir, sur les envies suscitées par ce panorama époustouflant. Et je ne vous parle que de ce qui m'épate le jour ! ...parce que la nuit, c'est de la féérie pure !
26 avril 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#3 et #4
#3 - La manière d'échanger l'argent
Ici lorsqu'on paie, rend la monnaie, tend sa carte de visite, on le fait avec les deux mains, d'un geste accompagné, du ventre vers l'avant, de soi vers l'autre. La tête parfois se penche aussi. C'est un moment suspendu, un peu lent, un peu cérémoniel. C'est un mouvement appuyé. Comme pour rappeler le sens du don, la valeur de l'argent. Ou pour arrêter le temps quand tout trépide tout autour. Redonner un peu d'attention à l'autre, à l'échange. C'est très particulier et ça me donne du fil à retordre, moi qui suis souvent brouillon, encombrée, bousculée. Mais je m'applique !
#4 - Les waffle eggs
Imaginez vos sorties à la foire, quand vous étiez plus jeunes. Imaginez la barbe-à-papa, les pommes d'amour, les crêpes au Nutella, les gaufres au sucre. Eh bien les waffle egs, c'est un peu tout ça. C'est une friandise qu'on achète dans la rue, entre deux repas, alors qu'on n'a même pas faim, non. Et qui a le goût de l'enfance. Et celui de la gaufre, justement. Quant à la forme, léger cousinage avec la boîte à oeufs. Ca croustille, mais c'est fondant aussi, c'est sucré juste ce qu'il faut, et un peu tiède si tout va bien. Si elles n'ont pas trop attendu sur les grilles en forme de pont où on les stocke en attendant le chaland. Mais le plus souvent c'est tellement bon qu'il y a la queue, alors attendre, pfff ! elles n'ont pas le temps !
25 avril 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#1 et #2
#1-Les marchés de rues
C'est un spectacle dont je ne me lasse pas, que j'aime varier en changeant de quartiers. Mon préféré je crois est celui de Wan-Chai, sur l'île, pour la grande variété des produits vendus, du tissu aux poissons, des tongs aux friandises, et pour les couleurs, les odeurs, parce qu'on y trouve du lemon liquorice, ce citron séché et épicé qui fait une étrange friandise mais dont nous nous régalons. Mais il en existe beaucoup d'autres, souvent plus spécialisés : flower market, jade market, fish market, electronic goods market... Pour apprécier, il ne fait pas avoir peur des odeurs entêtantes, ni des trottoirs bondés, ni de se mouiller les pieds, ni de marcher sur une souris écrasée. Il ne faut pas non plus craindre de marchander, ni être trop exigeant, ni sur la provenance, ni sur le mode de culture, ni sur la qualité de l'eau utilisée pour arroser les fruits et les légumes et les maintenir au frais. D'où le nom de wet markets. Il faut se dire que le poisson est frais, puisqu'encore vivant, que les poissonniers sont quasi des artistes, qui possèdent cette technique de découpage qui préserve les organes vitaux, et paraît-il les qualités du produit. Il faut profiter de l'occasion pour goûter des mûres de l'arbre dont on nourrit les vers à soie, du durian, des ananas vraiment à point, des racines de lotus, des caramboles, des noix de coco jeunes, de la verdure jamais vue par chez nous... Il faut surprendre cette mamie qui mange une soupe de nouilles au milieu de son stand, acheter un bouquet de fleurs de lotus, quelques épices, et même rester perplexe devant l'échoppe du fabricant de pâtes : toutes ces formes, mais pourquoi donc ? Il faut se dire que c'est autre chose, tout simplement, et profiter.
#2- La mer depuis la cuisine
C'est quelquechose comme mon idée du luxe. Ou un premier pas vers le rêve personnel. Bien sûr, elle ne joue pas le premier rôle, la mer, vue depuis ma cuisine, elle est plutôt du genre toile de fond. Pas d'odeur, pas de bruit, si ce n'est la corne des bateaux de croisières, lorsqu'ils lèvent l'ancre, le soir, pour permettre aux touristes repus de la fureur urbaine d'admirer le show de lumières de 20 heures, dans le chenal entre l'île et la terre, avant de s'endormir dans le roulis du large. Mais elle est bien là, elle a cette qualité d'ouvrir l'horizon, de laver le ciel après une pluie, d'ouvrir les bras aux vents. On peut s'adosser à la montagne et laisser le regard couler, en bas. Et l'esprit dévale...












