16 novembre 2009
Récompense
... mais j'ai déjà oublié pour quel effort ;-)
En tous cas c'est comme si j'avais trouvé un trésor, ni or, ni diamant, ni perles ni argent... juste gourmand !
13 novembre 2009
Be safe
"Il y a quelques semaines encore, je grattais la guitare avec Jeremy dans le garage, en rêvant de gloire et de rock'n'roll pendant que P'pa, couché dans le cambouis, trafiquait ses moteurs. Il a fallu que nous croisions les sergents recruteurs, sur le parking du supermarché, un jour où nous avions soif de Coca."
Oskar, de ce jour où celui-ci s'est engagé dans l'armée, ne va guère revoir son frère avec qui il jouait de la musique pendant de longues heures. Car au lieu de la formation de pontonnier qu'il croyait recevoir, prometteur échappatoire au chômage, Jeremy va être remarqué pour son talent au tir. Et bientôt il va être envoyé "là-bas". Ce là-bas jamais nommé ressemble fort à l'Irak, on y meurt en patrouillant, on y moleste les civils, on y tue les snipers, on y perd parfois les jambes, parfois la vie, et on y devient fou d'ennui aussi.
Resté avec ses parents, Oskar cherche une consolation dans la présence de la ravisssante Marka et dans la composition de chansons pacifistes, essayant de faire avec le secret de polichinelle du passé de son père. Les e-mails qu'il échange avec Jeremy, et les événements survenus aux autres boys du secteur partis en même temps que Jeremy ne lui laissent guère de doute : on ne sort pas indemme de cette expérience-là.
Voilà un excellent roman sur des thèmes difficiles : l'enrôlement abusif des jeunes sans avenir, la guerre, toutes les guerres, et ses conséquences sur les individus qui la font, et sur leurs proches, la relation père-fils, le poids des secrets de famille. Tout est explicite sans trop charger la mule. La résistance est là, dans le succès des chansons réalistes inspirés par les jeunes combattants, ou dans la désertion de Jeremy. Elle est salutaire et constitue un contrepoids positif aux constats pleins de noirceur que Xavier-Laurent Petit expose.
Be safe, Xavier-Laurent Petit, EDL (Médium), 2007
12 novembre 2009
Guangzhou encore...
... et décidément c'est bien sympa !

11 novembre 2009
Et 10 choses que j'aime beaucoup moins !
*le bruit et la fureur sur Des Voeux Road et Hennessy Road
*les odeurs de solvants et de colle quand on passe devant les chantiers de rénovation, et tout ce qui est jeté à cette occasion mais qui pourrait servir encore si ce n'était pas fracassé automatiquement dans la benne à gravats.
*la certitude de toutes ces bestioles aux abords des chemins de randonnées, serpents, araignées, sandflies...brrr !
*le goût de rouille et de salpêtre de l'eau du robinet elle me rappelle chaque jour combien nous sommes des privilégiés en Europe, et comme nous l'oublions si facilement.
*quand l'escalator tombe en panne sur le chemin du retour à la maison : ça muscle les mollets, soit, mais la poussette, c'est quand même lourd !!
*le prix des livres à la librairie française 30 à 50% la valeur d'un livre sous la loi du prix unique... Inutile de vous dire qu'on est un peu en manque !
*d'avoir à prouver que je suis potentiellement quelqu'un de sympa à chaque nouvelle rencontre (quoi, z'êtes pas d'accord ?) et le manque des amis de là-bas avec qui c'est quand même plus facile ;-)
*l'odeur d'urine canine dans les quartiers résidentiels qui devient vraiment forte à chaque remontée du thermomètre. Et l'habitude locale de verser un peu d'eau sur le méfait du chienchien répand plus qu'il ne dilue le problème !
*que les maids des autres me donnent du "M'ame !"
* le prix exorbitant de toute nourriture un peu familière pour nous, que ce soit du bio, des laitages, des produits français... Faire les courses dans les supermarchés pour expats me file parfois un bourdon bien difficile à juguler, je rentre à la maison avec deux malheureux yaourts et du pain de mie... et je n'ai plus qu'à y retourner !
10 novembre 2009
10 choses que j'aime à Hong-Kong#10
J'aime me promener dans Kowloon. Dire, comme un snobisme à l'envers, que je vais "Kowloon side". Parce que la péninsule face à l'île de Hong-Kong, n'a pas franchement bonne presse parmi les expats. C'est vrai c'est bruyant, très bruyant, pollué, sale aussi, c'est vrai les climatisateurs évacuent leurs gouttes sur les têtes des passants, c'est vrai il y a plein plein de monde. C'est vrai qu'on en revient vidé à chaque fois. Mais qu'est-ce que j'aime ça, les marchés, les prix avantageux, les objets étranges et inconnus, les tissus en pagaille, les immeubles anciens, les crapauds à l'entrée des restaurants, demandez, choississez ! C'est moins lisse que Central, moins moderne, moins chichis, c'est bête peut-être mais je m'y sens en Asie, pour de bon. Alors je rentre dans les Chungking mansions en pensant à Wong Kar Waï fidèlement, à chaque fois, il y a tourné la scène inaugurale de "Chungking Express", je vais faire quelques emplettes à l'épicerie indienne. Et c'est chouette...

Et en vrac, j'aime aussi : les boîtes à lettres métalliques, les taxis et leurs chauffeurs sympathiques ou bougons, invisibles ou même roublards, les mamies qui se moquent de la tétine d'Adèle, celles qui l'abritent du soleil sous leur pépin, les moules à moon cakes, les restaus bon marché, les vitrines de luxe, seulement les vitrines, la possibilité des îles, les libellules et les papillons, les minibus verts, l'architecture coloniale, les fruist savoureux, les fleurs parfumées, le sens du service, les chouchous décomplexés dans les cheveux des petites filles, les shanghai dumplings... et j'en passe !!
09 novembre 2009
Petite beauté
Gorille a tout du pacha : fauteuil moelleux, boisson chaude, hamburger, télécommande, et même des soigneurs attentionnés qui lui ont appris le langage des signes pour exprimer d'autres éventuels désirs. Sauf que nan, nan et nan ! Le confort matériel ne supplante pas la chaleur d'un ami. Aussi les soigneurs proposent-ils à Gorille la compagnie de Beauté, une adorable et minuscule chatte. Et maintenant que le pacha a un chat... cha va, merci !
Sous une apparence de grande simplicité, cet album d'Anthony Browne fait figure d'irremplaçable définition de l'amitié. Quelques situations choisies permettent de faire passer les notions de partage, don, transmission, simplicité du bonheur avec une évidence déconcertante qui ravit les plus petits (Adèle est en amour pour le chaton) et les plus grands (Louison adore la chute). La perplexité des soigneurs, leurs mises en garde hors de propos, et l'humour de la dernière scène ajoutent au croustillant du récit. Mais le plus chouette, c'est ce goût immodéré d'Anthony Browne pour l'histoire de l'Art, sa façon de le partager comme en loucedé, une référence par ici, un petit clin d'oeil par là qui ajoute à la lecture le piment d'un voyage culturel entre histoire du papier peint, classiques du cinéma et précis de peinture flamande. Un vrai bonheur... que dis-je : une beauté !!
De retour du marché#8

Bananes, longanes, nose apple (moi je l'aurais appelée la pomme-truffe, ou-groin !), oeillets, tomates- cerise, avocat, mangue, cresson
07 novembre 2009
On dirait qu'on serait des touristes...
03 novembre 2009
De l'air !

10 choses que j'aime à Hong-Kong#9
J'aime les dim sum, ces petites bouchées salées ou sucrées qui accompagnent le thé. Vous connaissez sûrement les raviolis aux crevettes servis dans les restaurants chinois d'Occident, mais le choix est ici plus varié évidemment, et délicieux la plupart du temps. Une spécialité d'origine cantonaise.








