Xinnian hao, gong xi fa cai !
D'aussi loin que je me souvienne (et ça commence à faire drôlement loin !), Audrey a toujours un chouette voyage à raconter.
Alors pour la part de rêve, pour les images fabuleuses qu'elle offre avec, pour la remercier un peu, votez, votez pour elle, pour que son blog soit élu sur Marie-Claire Maison, et qu'elle puisse filer en Toscane en 2012 ! Un clic chaque jour, c'est pas grand chose, pas vrai ?
Assouan, 2010, les tartines de Sidonie
Islande, 2010, les tartines de Sidonie
Banquises
Il y a 27 ans, Sarah, la soeur de Lisa, âgée de 22 ans, quittait Paris pour le Groenland. Un voyage de 6 mois dont ses parents espéraient qu'il la réconcilierait avec la vie. Car depuis le décès de Diane, sa grande amie, Sarah n'allait pas bien. Mais Sarah n'a jamais donné de nouvelles... et n'est jamais revenue. Après toutes ces années, c'est au tour de Lisa de s'envoler vers le Grand Nord. Se couler dans les traces de sa soeur, comprendre peut-être, achever son travail de reconstruction.
Roman sur la disparition, le vide, l'absence... bien sûr ce n'est pas un roman facile, gai encore moins. Et si on ressent un peu d'empathie pour la figure du père, ou celle de Lisa, qui grandit à l'ombre de la douleur de ses parents, au bord de ce grand trou qu'ils ont en eux, comme elle peut, souvent seule, j'avoue m'être tenue à bonne distance de celle, absolue, inébranlable de la mère, aidée en cela par une écriture âpre, à la machette, une lecture qui m'a souvent "essoufflé".
Ce que je retiendrai de ce roman, loin de la psychologie donc, c'est cette perception du Groenland, certes fascinant, une force brute et encore sauvage, mais aussi un délitement à l'oeuvre, avec une description précise des conséquences du réchauffement sur ces territoires et leur population : la banquise qui fond bien trop tôt, les pêcheurs qui rentrent avec juste de quoi nourrir leurs chiens, mais rien à vendre, rien pour eux, l'entassement des hommes et des bêtes sur les territoires rocheux l'été, les déchets que le froid et la glace ne peuvent plus camoufler, les suicides, le fatalisme cynique des jeunes. Un constat dur et touchant, une "Idée du Nord" pas romantique, juste lucide et troublante.
Banquises, Valentine Goby, Albin Michel, 2011.
Merci à ma cousine libraire, qui m'offre ses "service presse" !
Des bougies (carrément beaucoup), un bon restau (très local), une balade (froide et ensoleillée) une source (qui bouillonne) et une soirée (malade comme un chien). Et aujourd'hui me revoilà !
Candles (far too much) a good restaurant (a local one) a walk (both sunny and cold), a spring (that bubbles) and the evening (sick as never). and here I am again...
... Janvier !...
Ah ! Janvier... Ses bises, son gui, ses belles promesses, ses bonnes résolutions, ses couleurs impropables sur les mèches des femmes, ses galettes, ses papillottes à finir, ses crises de foie, ses agendas vierges qui se remplissent à vue d'oeil, ses anniversaires en pagaille, ses projets...
Excellente année 2012 à tous...
January,and all what has to be eaten, promised and done ! Happy happy new year to you all !
La semaine charitable#3
Thread Of Life aide vise à mieux connaître, conserver et promouvoir les techniques traditionnelles de tissage et de teinture d'Indonésie. Dans sa boutique d'Ubud, à Bali, et son son site web, elle vend des tissus et objets de grande qualité.
Plus d'infos là.
La semaine charitable#2
Mille façons de lutter contre la difficulté à se loger des plus pauvres : épargne solidaire, mise en location à loyer modéré, accompagnement des personnes, bricolage
Association Habitat et Humanisme là
La semaine charitable#1
La délicatesse
Lorsque François aborde Nathalie dans la rue, leur amour devient vite évidence. lls filent le parfait amour, et puis un dimanche, elle reste lire, il va courir, mais ne revient pas. Il meurt écrasé. Nathalie croit ne jamais pouvoir vivre à nouveau, jusqu'à ce baiser, impulsif, qu'elle donne à Markus, un collègue effacé et sans charme apparent. Pourquoi lui ? Parce que la délicatesse...
J'ai dévoré ce livre partagée entre agacement et fascination. Agacée par des affirmations à l'emporte-pièce, des raccourcis, des digressions vides de sens, échappées factuelles ou listes de possibles, des notes de bas de page surréalistes que David Foenkinos sème dans son récit, comme un absurde un peu surjoué. "Il y a souvent une nette tendance à la nostalgie chez les Nathalie.""On cherche souvent à se détendre avec des choses qui nous énervent.""Mais c'est ainsi : on a toujours cinq minutes de retard sur nos conversations amoureuses."
Et puis fascinée parce qu'il s'agit d'une double histoire d'amour, ce qui flatte les romantiques en nous, bien sûr, et que Nathalie a la sagesse de repousser l'arrogance et la grossièreté, même sous de beaux atours rassurants, pour lui préférer le charme bien enfoui, la drôlerie, la fragilité... bref la délicatesse. Fascinée aussi par la description tranchante du monde du travail. Fascinée parce que malgré son petit côté auteur qui fanfaronne, je me suis laissée prendre... Reste à en lire un second de cet auteur, pour trancher ? Des avis ?
La délicatesse, David Foenkinos, Gallimard, Folio, 2010
Le vieux qui...
Le jour où à la maison de retraite, on s'apprête à fêter en grande pompe son centième anniversaire, Allan Karlsson s'enfuit sans les siennes, chaussé seulement de charentaises, dérobe une valise à la gare et prend le premier bus en direction de... loin. Commence alors une cavale riche en rencontres et en rebondissements, dont le récit farfelu est entrecoupé de retours en arrière sur la longue vie de cet ancien artificier détenteur du secret de la bombe atomique.
C'est enlevé, décalé, pince-sans-rire, ça se lit tout seul, et c'est amusant de revoir l'histoire du XXe siècle à la lumière de cette vie qui aurait du être lambda et qui finalement se révèle très étonnante. Allan rencontre (et influe sur la vie de) divers grands personnages du siècle, de Mao à Staline, de De Gaulle à Suharto... On pourrait se lasser du ressort comique un peu répétitif, ou encore s'étonner que les pas d'Allan ne croisent jamais ceux de figures majeures comme Gandhi, ou même Hitler...mais finalement c'est l'amusement qui l'emporte, porté par le plaisir du portrait de ce vieux roublard ivrogne ! A noter qu'il s'agit du 1er roman d'un journaliste suédois.
"Il n'y a que deux choses que je sache faire mieux que la plupart des gens. L'une d'elles est de distiller de l'eau de vie avec du lait de chèvre, et l'autre est de fabriquer une bombe atomique."
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson, Presses de la Cité, 2011












